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 (Accepté) my mother raised me to fight - rafel

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Rafel V. Shafiq
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Age du personnage : 17 ans
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Gryffondor



MessageSujet: (Accepté) my mother raised me to fight - rafel   Mer 3 Mai - 13:01


rafel vikram shafiq

IDENTITE
Nom : Shafiq, une vieille famille sang-pur originaire du Pakistan, installée en partie en Grande-Bretagne depuis deux cent ans.
Prénom : Rafel, Vikram
Age : 17 ans
Date de naissance : 8 septembre
Année : 6ème année
Nationalité / Origine : Anglais d'origine pakistanaise.
Ascendance : Sang-pur

Baguette : 29 centimètres, bois de cèdre, nerf de dragon
Patronus : Loup indien
Epouvantard : Rafel a peur de devenir aveugle ; il verrait donc une copie de lui même avec les orbites vides, ou les yeux ensanglantés.
Animal de compagnie : Faucon pérégrin, nommé Garuda

Secret :

NIVEAU MAGIQUE :
Défense contre les forces du Mal : 6/10
Sortilèges : 7/10
Métamorphose : 6/10
Potions : 6/10
Botanique : 7/10
Histoire de la magie : 4/10
Astronomie : 5/10
Vol : 5/10
Options →
Soins aux créatures magiques : 3/10
Arithmancie : 5/10
Divination : 4/10
Étude des Moldus : 2/10
Étude des runes : 6/10
Your appearance


Votre physique ◊   Rafel est un joli cœur, bien bâti, bien foutu, à qui la nature a sourit en sachant allier la beauté sauvage de sa mère pakistanaise à celle plus douce de son père anglais. Il n'est pas très grand, a le teint foncé et des cheveux noirs de jais, de la même couleur que ses yeux, mais cela n’empêche qu'il dégage une présence lorsqu'il entre dans une pièce. De nombreux tatouages sont nichés sur son corps, allant du simple dessin à la pièce stylisée, aux runes gravées rouges sur sa peau, qui n'ont de signification que pour lui et quelques initiés. Il a parfois des lunettes sur le nez, surtout pour lire, mais malgré la monture hipster qu'il a dégoté, il n'en fait pas un accessoire de mode, surtout depuis qu'ils sont en Afrique ; les lunettes ne tombent pas du ciel ! Sa démarche est très martiale, droite et fluide, il n'a pas l'habitude de se pencher en avant ou de s'affaisser sur sa chaise, mais on le verra souvent assis en tailleur, et il arrive même à prendre cette position sur une chaise ou un banc.
Au niveau de l'habillement, il porte bien entendu l'uniforme mais favorise autrement les jeans souples ou les pantacourts de sport resserrés aux chevilles, qui lui permettent une liberté de mouvements. Il n'aime pas les vêtements serrés ou rigides, mais porte par contre sans problème sa cravate rouge et or. On ne le verra cependant jamais avec un pull sur le dos, même lorsqu'ils étaient encore en Angleterre, et ses chemises sont toujours sèches.

Votre caractère. ◊ Il est difficile de mettre Rafel dans une case bien précise et de croire que cela suffira pour savoir comment réagir face à lui. Bien qu'il soit dans un sens stéréotypé par ses origines familiales et sa maison, il est arrivé à se sortir en partie de l'étiquette collée sur son front de Gryffondor téméraire et bourrin. Bien que sa force vienne surtout de ses flammes et qu'il ait donc un caractère de chiottes qui le fait bien souvent péter un câble et s'énerver en haussant le ton quand quelque chose ne lui plait pas, il ne ressent pas le besoin de partir sauver la moindre demoiselle qui passe en hurlant. Oui, je sais, c'est une tare mais il ne l'a pas fait exprès. Susceptible et parfois un peu grognon, Rafel est quelqu'un qui ne mâche pas ses mots et qui peut parfois sembler vulgaire. Il ne comprend pas les gens qui s'acharnent à utiliser un langage fleuri quand un bon "fuck" peut vous soulager tant que ça, et il prend aussi un malin plaisir à voir les visages empourprés de ses professeurs lorsqu'il utilise un anglais moins angélique que d'autres.
Plutôt bon joueur, il n'a pas un esprit de compétition très développé, sauf lorsque l'on vient critiquer sa famille. Alors, certes, il est le premier à insulter les Shafiq, mais personne, j'ai bien dit personne, ne peut lui donner de leçons sur ses parents. Ou le traiter de bâtard. Tout le vocabulaire de l'infidélité est d'ailleurs à effacer en sa présence, car il est très porté sur l'honneur et le respect aux parents. Un peu moins sur le respect des grands parents, et de toute figure d'autorité extérieure. Rafel a déjà une idée très claire de ce qui est bien ou mal, de ce qu'il peut faire ou non, qui parfois dépasse un petit peu les règles de l'école, mais cela ne lui fait jamais ni chaud ni froid. Les règles sont faites pour ceux qui veulent se sentir à l'abri, cela n'a jamais empêché quiconque le souhaitant de les transgresser.
Il est toutefois un gentil garçon, un peu violent certes, mais qui aime rire et s'amuser, qui préfère parfois occulter les malheurs pour se concentrer sur quelque chose de positif. Son optimisme est sans faille, puisqu'il sait de toute façon qu'il va s'en sortir dans toutes les situations ; il a de l'argent, une large famille, un bon statut, des amis et sa magie du feu pour l'aider. Il ne lui viendrait même pas à l'esprit de mettre fin à ses jours, ou de déprimer, son esprit va trop vite pour s'apitoyer sur son sort. Ca n’empêche bien sur pas qui'l puisse parfois se sentir impuissant devant quelque chose, d'avoir parfois envie de hurler ou de taper dans un mur mais il extériorise toujours sa colère et ses sentiments. Garder privé ses pensées lui est inconnu.  


A FEW QUESTIONS

Comment est composée votre famille ?  ◊  Rafel est le fils unique de Vikram et Noor Shafiq. Ils ont eu beaucoup de mal à avoir un héritier, au point où Vikram a failli un moment tomber en disgrâce au profit d'un de ses frères plus jeune - et ayant déjà un fils - mais la naissance de Rafel est tombée pile à temps. Il est très proche de ses parents, n'a jamais eu contre eux la moindre rébellion adolescente, mais il est par contre en complet désaccord avec son grand père paternel, Rajesh, qui est le patriarche de la branche anglaise de sa famille. Ce vieux crouton est la raison pour laquelle Rafel fait toutes les conneries possibles, les tatouages, les amourettes, le rejet de l'autorité.
Il a également plusieurs cousins et cousines à Poudlard avec qui il s'entend très bien (pour la plupart), des amis très proches, et, surtout, Frugality Fawley, sa fiancée serdaigle qui est devenue une sœur de cœur au fil des années.

Quel a été votre premier acte magique ?  ◊ Comme tous les Shafiq, Rafel contrôle l'élément du feu ; il n'a donc pas à proprement parler utilisé de magie accidentelle mais provoqué plusieurs incendies, dés le berceau, selon ses sautes d'humeur, ses envies, ses colères. Raison pour laquelle beaucoup de Shafiq privilégient les demeures en pierre, ignifugées. Celle qui reste la plus mémorable aux yeux de ses parents est un éternuement de flammes par le nez qu'ils ont réussi à immortaliser en photo, et fait encadrer. Rafel s'est donc souvent vu, à l'âge de trois ans, en couche culotte, en train de hoqueter des flammèches, c'est bon pour l'ego...

Comment avez vous vécu la prise de pouvoir de Voldemort et la présence des Carrow à Poudlard ?  ◊ Bien qu'il n'ait pas été inquiété plus que cela, étant trop jeune et sang pur, Rafel n'était pas bien durant toute l'année, à voir les plus agés souffrir et les mangemorts faire leur loi. Il a tenté d'intervenir, une fois, avant que son grand père ne lui envoie une lettre lui interdisant de prendre part de quelque manière que ce soit, et le petit garçon a alors enduré, enduré, restant proche de ses amis et ne faisant pas de vagues, jusqu'à la libération par Potter. Il n'en garde pas de séquelles, mais voue depuis une animosité sans fond à tous ceux qui ont pu, à l'époque, aider les Carrow à faire du mal aux gryffondors.

Comment avez vous réagi au déplacement du château en Afrique ?  ◊ Plus de papy pour lui dire comment se comporter, plus de cours, plus de pluie ? Mais c'est le bonheur ! Raf est un de ceux qui a tout de suite adoré leur nouveau pays, désireux de profiter de ces vacances anticipées pour découvrir l'Afrique et laisser derrière lui ses problèmes. Il ne pense pas au retour, se doute que d'autres feront tous leurs efforts pour les ramener chez eux, et que tout ceci est temporaire. En attendant, il a rejoint les Chasseurs, et espère ramener bientôt son propre gnou à Fru.


Your story

LESSON ONE : SHAPE THE FLAME
"Comme ça ? - Presque. Place ta main gauche un peu plus haut... voilà, parfait. - Maintenant, expire, et pousse en même temps." Une inspiration, puis le bruit sec d'une flamme naissant au creux de sa main, le temps d'un battement de coeur, avant de se mettre à crier de joie, brisant toute concentration. Il l'avait fait, il avait réussi ! "Bravo mon chéri ! Du premier coup !" Ses parents le regardaient d'un air radieux, puis sa mère le prit dans ses bras pour le féliciter, tandis qu'il expliquait ce qu'il avait ressenti avec excitation. Il était trop jeune pour percevoir le soulagement derrière les sourires, et comprendre que ce don qu'il possédait lui aussi allait lui attirer autant de bonheur que d'ennuis. Tout ce qu'il savait, c'était que sa mère allait lui apprendre à danser avec les flammes, que son père prendrait le temps, après son travail, de lui expliquer leurs légendes, leurs traditions, le faisant baigner dans une famille en parfaite harmonie.

LESSON TWO : NO ONE CAN HELP YOU
"Il est trop jeune, vous allez le tuer ! - Vikram, maîtrise ta femme avant qu'elle n'aille trop loin. - Oui, père." Il faisait trop chaud dans la petite salle en pierre du manoir principal des Shafiq, alors qu'on était qu'au début du printemps. L'air était miroitant, reflétant la tension des membres de la famille présents, affectant jusqu'au jeune Rafel, qui restait droit, se mâchonnant les lèvres en entendant son père s’aplatir ainsi. Il n'aimait pas Rajesh, son grand père, et c'était réciproque. Le vieil homme trouvait Rafel trop chétif, trop petit. Trop gentil. Avec les rumeurs de retour de Voldemort, il ne pouvait se permettre de laisser les membres de sa famille s'affaiblir. Y compris les enfants. Rafel avait entendu dire qu'un de ses cousins, plus agé, avait passé deux mois à Saint Mangouste après avoir passé la même épreuve qu'il devait maintenant subir, mais il n'avait pas peur ; ses parents avaient tout fait pour qu'il compense son manque de force par plus d'agilité, et il se sentait prêt à tout affronter, surtout si cela pouvait clouer le bec de son papy.

"Tu sais ce que tu dois faire ? Pas une once de gentillesse ou de pitié dans ce regard gris. Oui grand-père. - Bien, alors vas y." Ignorant du mieux qu'il pouvait la détresse de sa mère, laquelle se tordait les mains, il jeta un dernier regard à son père, qui lui offrit un sourire d'encouragement, et pénétra dans la petite pièce cachée derrière la cheminée, en ayant l'impression de se retrouver dans un four. Il n'y avait rien, à part un brasero au centre, et après avoir retiré sa tunique et ses chaussures, le petit garçon s'en approcha, attisant les braises avec un souffle, regardant les petites flammes s'allumer une à une au milieu des cendres. On lui avait expliqué ce qui allait arriver, même s'il n'avait pas tout saisi. Il y avait des rainures tout le long des murs, des marques noires sur le sol, et il supposait qu'on allait lui jeter du feu et voir s'il y survivait. Un bruit attira alors son attention, un chuintement qui n'annonçait rien de bon et Rafel eut juste le temps de mettre ses bras devant son visage avant qu'une poche de gaz ne lui explose à la figure.

Deux heures après, une éternité pour le petit garçon, la porte se rouvrit, laissant sa mère se précipiter pour le soutenir, se lamentant dans sa langue natale. Il était couvert de brûlures, de cendres, de suie, mais vivant, avec un regard noir encore plus brillant qu'à l'habitude. Il était furieux, surtout, et le sourire de soulagement de son père se transforma alors en sourire vindicatif, alors qu'il lui laissait le champ libre pour créer sa première vraie boule de feu, qu'il lança à son grand père de toute ses forces, l'obligeant à se départir de son air froid et hautain pour éviter les flammes. Il était désormais un vrai Shafiq, quoi qu'en dise Rajesh, et il ne se laisserait plus jamais enfermé de la sorte.

LESSON THREE: NEVER TOO YOUNG FOR THE ALTAR
Pendant plus de trois ans, Rafel eut la paix. Le temps de se construire, de devenir un petit garçon aventureux, rieur, pas mal porté sur la bagarre lorsqu'on le cherchait, mais gentil, et surtout, respectueux. Enfin, respectueux avec ses parents. Ceux-ci avaient utilisé tout le pouvoir qu'ils possédaient pour rester loin des intrigues familiales, pour lui offrir une enfance sans tout ces rituels sang-purs, l'étiquette et les alliances, goûtant à une vie familiale comme tous les autres sorciers. Seulement, Rajesh était revenu à la charge, juste après son propre remariage avec une jeune sorcière de trente ans sa cadette.

Il voulait fiancer Rafel, à une sorcière anglaise, de sang pur, si possible à une famille influente. Alors qu'il n'avait pas neuf ans, que les filles étaient pour lui des créatures à éviter le plus possible. Rafel avait refusé catégoriquement, mais ses parents finirent par accepter, tenus par leur obéissance au patriarche, expliquant à Rafel qu'il aurait le choix, et qu'on ne le forcerait pas à épouser quelqu'un qu'il n'aimait pas. Sous entendu, on le forcerait à épouser quelqu'un, mais il avait au moins le droit de choisir la fille... et il ne se gêna pas pour mettre des bâtons dans les roues de son grand-père, rejetant systématiquement toutes les demoiselles qu'on lui présentait. Pas assez gentille, intelligente, méchante, trop ceci, trop cela... il n'arrivait pas à se dire qu'il devait trouver déjà sa future femme, alors qu'aucune n'arrivait à la cheville de sa mère. En trois mois, il avait épuisé et la patience de son grand-père, et le vivier de sang-pures londonien. Obligés de regarder en dehors des familles les plus connues, Vikram et Noor eurent la bonne idée de l'amener chez les Fawley, une famille plus pauvre mais qui restait respectable. Là, au lieu de trouver une pimbêche sure d'elle, il fut accueilli par une ribambelle d'enfants, pas franchement sur leur 31, qui le regardaient curieusement.

Laissant les plus grands discuter, il accompagna la tribu dehors, et se fit vite accepter comme compagnon de jeu, participant toute l'après-midi à leurs activités : ramasser les fruits, faire les corvées ménagères, brosser les animaux... pour le petit citadin qu'il était, le paradis semblait s'offrir à lui, et une des filles, Frugality, semblait l'avoir pris en affection, lui expliquant patiemment comment faire, ne riant pas de ses erreurs - bon, si, un peu, mais gentiment.

Le soir venu, alors que les plus petits dormaient quasiment à table, il avait pris sa décision, sans avoir à en parler avec ses parents, ni même avec la principale intéressé. Il voulait Fru. Elle était gentille, patiente, elle avait un joli sourire, et il voulait la revoir le plus souvent possible. Prenant la main de la demoiselle, le jeune Shafiq avait donc demandé à leurs parents de les fiancer, proposant même de prendre en charge toute son éducation. Bon, dans sa bouche, ce fut plutôt "et elle viendra à Poudlard avec moi!", mais l'essentiel était dit, et il ne fallut pas beaucoup plus de temps pour que les choses soient confirmées entre leurs familles, pour la plus grande joie de Rafel.

Sa vie changea, alors ; Frugality venait passer des semaines entières chez eux, dans leur manoir londonien, pour y apprendre les bonnes manières, pour apprendre les traditions des Shafiq, pour voir Rafel, surtout, et lui qui avait été un enfant unique dut apprendre à partager. Sa mère, surtout, était ravie d'avoir enfin une fille à gâter, et si certaines des robes qu'ils pouvaient lui acheter finissaient mystérieusement sur une de ses soeurs, ils fermaient les yeux sans souçi. Le jeune garçon dut également apprendre à se comporter un peu mieux, à faire bonne impression, à protéger sa fiancée des autres ; son père tenait tout particulièrement à ce qu'il comprenne enfin que, en dehors du nom des Shafiq qui ne devait surtout pas être traîné dans la boue, il avait tout intérêt à ce que le nom des Fawley soit également redoré, pour qu'on ne dise jamais de Frugality qu'elle ait réussi à mettre le grappin sur un bon parti par quelque maléfice. Pour lui qui avait tendance à éviter comme le diable toutes les leçons sur les sang purs, cela eu le mérite de l'obliger à travailler un peu plus, afin d'être un meilleur mari pour la jolie blondinette.

LESSON FOUR : KNOW YOUR HISTORY
Peu de temps avant son entrée à Poudlard, alors qu'il pestait contre son anniversaire qui le forçait à attendre presque un an de plus pour y aller, les Shafiq partirent, un peu précipitamment, au Pakistan, dans leur famille élargie, pour le mariage d'une cousine. Le voyage, qui ne devait durer que deux semaines, s'étira pendant presque trois longs mois, pendant lesquels Rafel put participer à la vie d'une communauté sorcière ; les chants, les rites, la surveillance du bétail, les escapades à travers les montagnes. Sans les mois passés chez les Fawley à faire à peu près les mêmes taches, il n'aurait jamais réussi à devenir autre chose qu'un citadin un peu lourdaud, mais grâce à cet entrainement, il pouvait aider, participer, pour le plus grand bonheur de son grand-père qui pouvait par ce biais montrer que son héritier était le plus à même de prendre la tête de la famille.
Vikram, lui, ne disait pas grand chose, même s'il encourageait Rafel à s'éclipser quand il le voulait, apparemment peu décidé à forcer son fils dans ces intrigues de clan qui le dépassaient lui aussi.

Ce fut durant cette période que Rafel put apprendre à maîtriser ses pouvoirs, à la fois de la manière Shafiq, mais également y découvrir d'autres manières de faire de la magie. Là bas, il vit ses premiers tatouages rituels, les premières amourettes - pas les siennes - et chaque jour ou presque, il préparait une lettre pour Fru et sa famille, afin de leur raconter tout ce qu'il vivait là, déçu de ne pas avoir pu emmener sa fiancée.

Jamais il ne se douta que leur voyage avait été allongé pour éviter de se retrouver plongés dans la guerre civile qui commençait à détruire l’Angleterre. Ce ne fut qu'à leur retour, alors qu'il faisait très rapidement les courses pour Poudlard avec Fru sur le chemin de traverse, qu'il comprit que quelque chose s'était passé, dans cette ambiance lugubre et sale, si différente des paysages vibrants qu'il avait côtoyé pendant des mois. Son père lui expliqua de manière plus détaillée ce qui se tramait ; les mangemorts, Voldemort (qui n'avait jusque là été qu'une légende, un nom à utiliser pour jouer à Harry Potter), la guerre qui couvait.

LESSON FIVE : HIDING
Un an. Un an à souffrir, comme tous les autres gamins, à rester groupés, dans leur salle commune, regardant les élèves plus agés souffrir, s'offrant des accolades et faisant front comme ils pouvaient, pauvres petits bouts. Rafel n'en menait pas large, la plupart du temps, comme presque tous les autres gryffondor, mais il faisait attention : chacune des lettres qu'il envoyait à Frugality, en plus d'être banale pour passer la censure, ne mentionnait en rien l'atmosphère ni la politique qui s'était emparée de l'école. Il n'avait pas son mot à dire, le jeune Shafiq, et s'il était épargné par le plus gros des tortures, de la malveillance, il vivait très mal d'être privilégié de cette manière, de ne pas pouvoir agir. Ginny Weasley, avant de disparaitre de Gryffondor, lui avait demandé de se tenir, de ne pas se rebeller, parce qu'il était trop petit pour l'instant, et qu'il leur fallait des élèves de sang pur capables de les informer si quelque chose se passait. Il ne fut pourtant pas un espion, juste un gamin comme les autres, avec une tendance à frôler l'insolence avec les Carrow, parfois.

Et quand la guerre eut lieu, pour de bon, alors qu'il évacuait avec les autres jeunes élèves, Rafel se jura que la prochaine fois, il serait plus fort. La prochaine fois, il resterait. Et la prochaine fois, il tuerait tous ceux qui chercheraient à s'en prendre à sa maison.

LESSON SIX - HOGWARTS
Deuxième année, et l'arrivée de Frugality. Troisième année, et l'arrivée de la puberté. Quatrième année, les premiers émois. Cinquième année, la rébéllion. Sixième année... sixième année, l'Afrique. Les mois étaient passés si vite après la guerre, alors que tous cherchaient à effacer les images horribles incrustées dans leur cerveau. Rafel avait croqué à pleine dent la vie, la brûlant par les deux bouts. Il se sentait invincible, avec sa fiancée, sa famille, ses amis. Il évoluait au fil des cours, des bêtises, de sa crise d'adolescence.

Jusqu'à ce que Fru ne tombe amoureuse. Mais pas de lui. Au départ il ne comprit pas, crut qu'elle faisait comme lui, qu'elle expérimentait ailleurs par jeu, et puis, quand il entendit Irgolène parler de son frère en disant qu'il était totalement dégoulinant d'amour, il tomba un peu des nues. Après quelques semaines à ruminer, il comprit avec l'aide d'une amie qu'il était tout simplement jaloux, et il se sentit très idiot. Fru n'avait jamais été aussi heureuse, et il devait être heureux pour elle. Qu'elle sorte avec Thamien ne voulait pas dire qu'elle allait l'abandonner du jour au lendemain, et lui n'avait pas attendu son accord pour embrasser d'autres filles, même sans sortir avec. Il mit encore quelques autres semaines à ne plus être jaloux et à être capable de regarder le blond sans avoir envie de lui cramer ses yeux bleus.
Il se trouva une autre occupation, pour laisser le temps à son amie de voir son copain, pour lui éviter de toujours avoir à s'excuser d'aller voir Thamien. Il avait commencé à remarquer que ses regards traînaient parfois sur les garçons, avait même compris totalement le choix de Fru de sortir avec le serdaigle, qui était vraiment beau, et il ne lui avait pas fallu longtemps pour mettre un mot sur ce besoin de loucher sur les jeans de ses camarades. Curieux et ayant besoin de se changer les idées, il se mit donc en quête d'un partenaire masculin, pour voir, pour essayer. Certaines expériences ne se passèrent pas vraiment bien, mais il finit par trouver la bonne personne avec qui sauter le pas, sans douleur et sans problème.

À coté de ces développements affectifs, il continuait à grandir mentalement, moralement. Il n'avait toujours pas pardonné à son aïeul pour sa pseudo neutralité durant la guerre, et il refusa de le voir à nouveau, trouvant toujours une excuse pour éviter les repas de famille, esquivant les ordres du mieux qu'il pouvait. Ses parents savaient pertinemment ce qu'ils faisaient mais ne pouvaient pas lui en vouloir ; depuis la guerre, ils avaient peur de le perdre, peur de réveiller des souvenirs chez lui, des traumatismes, et Rafel commençait à s'émanciper, étouffé par cette protection dont il estimait ne plus avoir besoin. Pour ses quinze ans, un de ses cousins pakistanais avec lequel il correspondait lui parla des tatouages rituels qu'il avait reçu à sa majorité, et l'idée éveilla dans l'esprit de Rafel une envie de rébellion. Il savait très bien qu'au sein de son clan, seuls les élémentaires étaient tatoués, ce qui était sensé leur apporter un rang. Mais lui, il ne voulait pas suivre la tradition, les règles et encore moins devoir porter sur son corps des tatouages similaires à d'autres. L'été juste avant ses seize ans, il s'éclipsa donc dans le Londres moldu, suivant les recommandations de né moldus, pour trouver dans les quartiers un peu glauques un tatoueur peu regardant sur l'âge, et commença ainsi sa première digression. Pas vraiment satisfait du résultat, il y retourna encore, mais cette fois, du coté sorcier, et un jeune homme d'une vingtaine d'années vraiment magnifique lui parla de tatouages runiques, avec un accent nordique à couper au couteau. Il lui en fit un, gratuitement, et Rafel lui fit d'autres choses, l'espace d'un été. À son retour à Poudlard, il dut cependant se rendre à l'évidence que ses tatouages n'étaient pas là pour décorer. Il se mit à avoir du mal à contrôler son tempérament, à ne pas crier ou provoquer, voyant partout des agressions. Il y avait bien sur une part d'adolescence et de crise, mais les mois passant, il remarqua une certaine fluctuation dans sa magie élémentaire. Certaines choses étaient plus simples, tellement simples qu'il devait se contrôler beaucoup plus pour ne pas les faire sans s'en rendre compte, tandis que d'autres étaient devenues quasiment inaccessibles. Ayant peur de perdre son don, sans personne à qui en parler, il envoya une lettre au tatoueur, qui fit des recherches pour lui. Le résultat ne lui plut guère, au départ. Mais ensuite, il comprit qu'il n'y avait que des avantages. Avec ces tatouages, il n'était plus un Shafiq comme les autres, avec sa magie débridée et bizarre, il n'était plus un Shafiq, et son grand père ne se doutait de rien, son grand père lui céderait la famille à sa mort et c'était le plus beau des pieds de nez qu'il pourrait jamais lui faire. Il ne cria bien sur pas sur les toits ce qu'il avait sur le torse et les bras, et fit croire à ses parents que les tatouages qu'il arborait étaient temporaires, moldus, sans magie.

Sa cinquième année fut alors parsemée de coups d'éclats, de bagarres, de prises de feu involontaires et de mauvaise foi. La bagarre le rendait plus fort, être mauvais aussi, même s'il gardait à coté de ça des façons d'être bien plus agréables. Il s'affirmait, se rebellait, pas vraiment au point avec l'autorité des adultes, se prit sa première cuite et s'engueula parfois avec Fru, qui le trouvait trop instable. De l'instabilité, pourtant, il en avait fait petit à petit sa marque de fabrique, et chaque petite transgression de plus était une victoire pour lui. Il se mit en tête de continuer d'autres projets, de s'investir plus dans son élément. Déjà l'année était finie, les vacances là. Un voyage au Pakistan, encore, mais heureusement, sa majorité n'étant pas pour tout de suite, il ne fut pas tatoué, son secret pas découvert. Il trouva par contre la raison pour ces tatouages tribaux, rituels, ayant eu droit à un petit cours par son ami nordique, et fut bien heureux de pouvoir y échapper ; ce n'était qu'un moyen de contrôler plus encore les membres de la famille, les obliger à obéir aux ordres et les empêcher de se rebeller. Rafel trouva ça horrible mais se tut, de peur d'une confrontation directe avec son patriarche, mais il se jura de trouver un moyen de changer ça.

LESSON SEVEN : A WARNING TO THE PEOPLE
Ses vœux furent comblés, en octobre. Château transporté en Afrique, chaleurs, animaux sauvages et plus de famille. Un peu trop comblés, dans un sens, parce qu'il se rendit compte que la famille, malgré les déboires et les emmerdes, c'était bien utile. Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire, mais il était sur d'une chose ; il ne se laisserait pas engloutir par ce pays et en ressortirait plus fort. Il avait Fru à protéger, ses amis à nourrir, il avait des petites connaissances en chasse et en élevage, il fallait qu'il montre maintenant, comme Ginny Weasley le lui avait dit des années auparavant, que désormais, il pouvait se battre.


behind blue eyes
Prénom/Pseudo : Justine / Tussanus Postea.
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Comment êtes vous arrivés là ? Auto-procréation, tada.
Autre chose : Mwhahaha.
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[b]ZAYN MALIK[/b] ▬  rafel v. shafiq

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- The things we lost in the fire -
I was the match and you were the rock. Maybe we started this fire. We sat apart and watched all we had burned on the pyre. Things we lost to the flames, things we'll never see again. All that we've amassed sits before us, shattered into ash. BASTILLE
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Choixpeau Magique
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MessageSujet: Re: (Accepté) my mother raised me to fight - rafel   Jeu 8 Juin - 17:59

" Ah, l'héritier Shafiq ! Oh que non, garde tes pouvoirs de pyromane pour toi, je suis un objet rare et protégé !! Hm, bon, et bien il n'y a qu'une maison capable de supporter tes coups de chaud, tu es tout à fait un GRYFFONDOR ! "
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