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 (Accepté) loras Ϟ lionhearted

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Loras M. Delaney
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Age du personnage : dix-huit ans
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Gryffondor & Préfet



MessageSujet: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Jeu 25 Mai - 9:29


loras  marteen delaney

IDENTITE
Nom : Delaney
Prénom : Loras Marteen
Age : 18 ans
Date de naissance : 6 juillet 1984
Année : Septième année
Nationalité / Origine : Anglaise
Ascendance : Sang-mêlé

Baguette : Bois de de chêne , crin de sombral, 32 centimètre et demi
Patronus : lion
Epouvantard : être impuissant face à la mort de ses proches
Animal de compagnie : Légende, un chat femelle énorme d'un noir de jais, qui n'est pas forcément de bonne compagnie. Il lui manque un œil et elle possède également des cicatrices qui prouve son tempérament fort. Elle se laissera tout de même amadouer, si vous y mettez un peu de temps.

Secret :

NIVEAU MAGIQUE :
Défense contre les forces du Mal : 9/10
Sortilèges : 9/10
Métamorphose : 9/10
Potions : 6/10
Botanique : 6/10
Histoire de la magie : 7/10
Astronomie : 7/10
Vol : 6/10
Options →
Soins aux créatures magiques : 8/10
Arithmancie : 6/10
Divination : 6/10
Étude des Moldus : 8/10
Étude des runes : 8/10
Your appearance

Grand et sec, Loras n'est pas impressionnant par son physique, mais par la force de son regard, et l'aura qu'il dégage. Roux, les cheveux un peu plus longs que courts, il les laisse légèrement boucler, sauvages. De multiples taches de rousseur lui couvrent le visage et les épaules. Il ne sourit pas beaucoup, mais dégage un sentiment d'importance, de confiance et de protection. Ses yeux verts émeraudes semblent vous dévisager, mais s'adoucissent lorsque les jeunes élèves viennent à lui. Une bouche fine exprimant toujours un désarroi silencieux, un nez fin avec une légère bosse, preuve qu'il n'a pas peur d'y aller aux mains. Son corps est couvert de cicatrices, plus et moins profondes, plus et moins graves. Ce sont des séquelles de son passé qu'il déteste d'un point de vue esthétique, mais qui lui rappelle à quel point la vie ne tient qu'à un fil et qu'il faut être courageux.
Il se tient droit, raide comme un piquet, comme à l'affût du moindre danger. Il a tendance à avoir la démarche d'un fauve, silencieuse et légère. Il s'habille de ses uniformes impeccablement lissés, mais ne sait pas faire son nœud de cravate lui-même. Les jours de temps libres, il revêt également sa chemise blanche d'uniforme et sa cravate, mais il s'habille débraillé, pourvu qu'il soit à l'aise dans ses mouvements.  
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Votre caractère en 20 lignes minimum. (repris de l'ancienne fiche) ◊ Loras est quelqu'un qui a grandi énormément en l'espace d'une année. Son insouciance s'est envolée, tout comme sa légèreté et son sourire facile. Autrefois, il était un garçon joyeux, flamboyant et indépendant. Aujourd'hui, il se raccroche aux gens qu'il aime. Pas parce qu'il ne sait plus tenir debout, mais parce qu'il a peur de les perdre. Il est devenu plus protecteur, plus agressif envers ceux qui sont agressifs avec eux. Il a toujours eu la force de se lever et d'hurler aux injustices, de se dresser contre la méchanceté et la cruauté. Mais il va trop loin. Il est devenu trop rude, trop intransigeant envers le genre humain qui régresse, de son avis, et dont il a sa version des choses. Têtu, il sera difficile de lui faire entendre raison. Il fera oui de la tête mais il sera davantage convaincu de sa propre position, et n'hésitera pas à assumer ses pensées en les mettant en oeuvre. Une seule personne est capable de le raisonner correctement, il s'agit d'Adeline. Mais même elle n'est pas totalement objective dans ses jugements.
Le jeune homme est têtu, mêle-tout et n'hésitera pas à donner son avis sans que vous ne lui ayez demandé.

Il veut changer le monde. C'est un défi ridicule et totalement hors de ses moyens. Néanmoins, il ne peut pas rester les bras croisés sans rien faire, et attendre en maudissant ce monde, ses dirigeants et ses idées moisies qui nous gouvernent. Il a besoin de se sentir utile, tout le temps. Il a besoin de trouver quelques moments de paix, où il peut souffler et respirer dans son coin avant de revenir à la charge.
C'est un garçon impulsif, poussé vers l'avant en toutes circonstances. Il défend des valeurs honorables bien que ça ne soit pas toujours de la plus belle des manières.

Avec ses amis, il est davantage dans une position de révolte. Il essaie de les faire agréer à sa pensée, ce qui peut souvent énervé. Il est incontrôlable, et la seule chose qui semble pouvoir l'arrêter, Cythèle, est ce qui en réalité, le pousse encore plus loin. Il n'y a que ses propres limites qui le stoppent, son propre jugement, ses propres pensées.  
Avec des personnes qu'il connaît simplement, il n'essaie pas vraiment de nouer des liens. Pour lui, ces personnes ne méritent pas plus d'intérêt. Il les croise tous les jours dans les couloirs et l'alchimie n'a jamais pris entre eux, ils n'ont jamais eu l'idée de se rassembler lors d'une pause pour apprendre à se connaître un peu mieux.
Avec les personnes qu'il haït, ce n'est pas vraiment difficile à expliquer. Soit, ils s'engueulent sans qu'ils n'arrivent jamais à un arrangement. Soit, ils se nient car ils ne sont pas d'humeur à aboyer. Soit, l'autre se calme car Loras est préfet-en-chef, et qu'à la moindre infraction, celui-ci n'hésitera pas à piocher dans son sablier pour l'alléger un peu. Ça ne sert à rien de discuter avec lui, de toute façon, il reste campé sur ses positions en permanence.

Avec Cythèle, c'est totalement différent. Il se met moins en avant. Il se calme et chemine avec elle comme si le monde n'existait plus, et qu'il restait à tout créer. Il reste attentif au moindre de ses mouvements et besoins. Il est dévoué, patient et présent. Le premier qui touche à Cythèle, il lui jure qu'il lui explose la tête d'un coup de baguette magique. Ça vaut également pour tous les membres de sa famille. Le garçon est protecteur, beaucoup trop parfois mais on ne peut pas lui en vouloir de tenir aux gens qu'il aime. Ceux-ci critiquent son comportement bien mieux que vous ne le faites, de toute façon.


A FEW QUESTIONS

Comment est composée votre famille ?  ◊  son père, Montag Sineus Delaney était auror lors qu'il a été tué par un mangemort au visage masqué. sa mère, Maggie Lucina Hirst, travaille dans une petite boutique de prêt-à-porter dans leur village magique, et s'est consacré à élever ses enfants avec beaucoup de cœur. Ses deux parents ont toujours rêvé d'avoir une fille, mais ça n'occupe plus vraiment l'esprit de sa mère qui passe son temps à pleurer avec mélancolie la mort de son époux.
Clive et Aglae : de trois ans plus âge, son frère Clive s'est marié à une serdaigle de son année, Aglae. Elle n'est pas méchante, mais Loras ne la connait pas. Il a l'impression qu'elle l'éloigne de sa famille et du coup, il ne peut s'empêcher de la regarder d'un œil méfiant. Bien qu'elle fasse le bonheur de son frère, il voudrait que son frère fasse le sien, en étant présent à la maison avec sa mère, pour ne pas qu'elle se sente seule, tandis qu'ils vont à Poudlard.
Loras Marteen veut que sa mère retrouve le sourire. Il la poussa à rencontrer d'autres sorciers pour refaire sa vie et essayer de cicatriser cette douleur par la force.
Maniel, deux ans de moins que Loras, n'est pas d'accord. Vivre dans le souvenir de son père peut la rendre heureuse, mais il faut lui laisser du temps. Lui-même a du mal à parler de son père, encore. C'est lui qui a assisté à son assassinat, les images le hantent, il se réveille souvent la nuit en sursaut, tremblant de peur et de sueur. Il a pris la même expression fermée, impitoyable que Loras, mais n'a pas peur de remettre son frère à sa place quand il se permet des choses qu'il ne devrait pas. Loras l'écoute, mais ne l'avouerait jamais.
Illian, trois ans de moins que Loras, est le petit rigolo de la famille. Bien qu'il ait été marqué par cette guerre sanglante, il a développé un humour agaçant. Il est celui qui rit le plus facilement de tout, et la cible privilégiée de Loras et Maniel, bien qu'il peut se liguer avec Maniel contre Loras facilement. Il aime briser les règles, pousser les gens à bout, mais est assez efféminé, ce qui lui vaut pas mal de remarque de Loras sur sa sexualité. C'est bien sûr pour l'embêter, mais c'est la seule chose qui le fait taire lorsqu'il devient trop agaçant. C'est lui que Loras a retourné lors de sa première manifestation de magie.
Anatole est le petit dernier de la famille. Onze ans, il est rentré à Poudlard en début d'année, mais n'est pas le plus dégourdi de la famille. Un peu en surpoids, Anatole est innocent, influençable et rêveur. Il aime les créatures magiques et n'a pas conscience de se mettre dans des situations dangereuses ou impossibles. Loras a peur de ce que les gens vont penser de lui, de comment ils vont le traiter au quotidien, parce qu'Anatole n'est pas très doué en magie. Il voit déjà les gens le nommer comme un retardé, alors qu'il n'est juste pas sorti de l'enfance ...

Quel a été votre premier acte magique ?  ◊ Loras a toujours vécu dans une famille sorcière. Même s'il est de sang-mêlé, il baignait dans cette atmosphère magique où les assiettes se lavaient toutes seules, ou la lessive se repassait toute seule et le jardin était grand et à moitié sauvage. Ses actes magiques incontrôlés ont dû passer inaperçu au milieu de tout le tumulte de ses frères. Mais son premier acte magique est arrivé lors de ses huits ans, et a été de nouer une corde aux pieds d'un de ses frères, pour l'attacher à un arbre. Celui-ci l'ennuyait, il ne voulait rester en place et geignait à lui en casser les oreilles. Dans un accès de colère, Loras a vu son frère basculer soudainement, les pieds retenus par une corde attachée à un grand chêne. Sa mère a accouru sous les cris d'appel à l'aide de son cadet, la tête à l'envers tandis que Loras était partagé entre la stupéfaction de ce qu'il avait réalisé, et le rire. Il n'a évidemment pas été réprimandé, et ils ont passé la soirée à fêter ça, un gros gâteau au citron pour fêter ça.


Comment avez vous vécu la prise de pouvoir de Voldemort et la présence des Carrow à Poudlard ?  ◊ loras, et ses frères, ne sont pas revenus à Poudlard l'année de la prise du pouvoir par Voldemort et les Carrow. Il a passé son temps à parcourir le sol britannique afin de venir en aide aux moldus et nés-moldus qui croisaient leur route. De camp de fortune en camp de fortune, il n'y avait pas beaucoup de blessés, mais beaucoup de morts. Il se sentait souvent impuissant face à ses familles qui perdaient des membres de leur famille, et il est profondément révolté par le traitement que l'on leur a infligé pour cause de leur ascendance. Il aidait à sa manière, avec courage et espoir. Tout a basculé alors que dans un affrontement direct avec les mangemorts, son père, auror, a subi le terrible sortilège impardonnable de la mort. Il a voulu protéger une née-moldue de dix ou onze ans alors qu'il s'effondrait, raide comme un piquet, ses yeux rieurs se sont éteints de toute lumière. Il ne l'a pas vu mourir, mais l'un de ses frères bien, et il est hanté par l'image de son père, s'effondrant.
Bien sûr, il a vu la mort en face à de nombreuses reprises, et s'est senti terriblement impuissant. Il tenait également un courrier animé avec Adeline et Cythèle, les deux personnes qui lui sont le plus chères, pour connaître les détails de leur dure vie du quotidien. La fuite des Claec aux États-Unis l'a bouleversé, mais il était rassuré de savoir qu'ils étaient loin de tout danger.

Il est sorti totalement changé de cette situation. Lui qui était quelqu'un de rieur et d'ouvert s'est révélé. Il a compris qu'il fallait s'exercer à la prudence et au courage, car la mort nous attend à tous les coins. Du coup, il profite un maximum de la vie, mais vit dans la peur de voir un jour, ses proches mourir sans qu'il ne puisse déjouer les plans de la Mort. À Poudlard, sa famille était connue pour ce choix courageux d'aller affronter les mangemorts sur le terrain et de venir en aide aux familles nécessiteuses. Chaque année dans les rangs des premières années, il lui arrive de reconnaître l'un ou l'autre visage qu'il avait croisé lors de cette année mortelle. Il se sent proche des gens, même si aux premiers abords, il n'a pas l'air des masses sympathique.


Comment avez vous réagi au déplacement du château en Afrique ?  ◊ Loras n'a pas apprécié qu'une serpentarde ait l'imprudence de déplacer le Château en Afrique. Mais il s'est adapté beaucoup plus aisément que la plupart des autres élèves. Il a vite mis en place des solutions d'urgence pour prévenir de certains dangers. La nourriture, il est conscient qu'il faudra aller la chercher dehors parce que leurs réserves ne sont pas éternelles. Le potager pourra survivre à leurs besoins pendant quelques temps, même si leurs plantes ne grandiront plus avec l'aridité des sols dû à la météo.
Le temps n'est plus vraiment à l'imprudence et les lieux sont trop inconnus pour faire les marioles au-dehors alors que les bêtes sauvages règnent. Il s'est porté volontaire dans les premiers pour affronter l'inconnu sauvage, mais il s'est vite rendu compte que les créatures magiques du désert lui étaient inconnues. Il aimerait se cloner en dix pour pouvoir effectuer toutes les tâches nécessaires à leur survie, malheureusement, il lui est tout simplement impossible, et il lui ait nécessaire de déléguer, et de faire confiance. Loras sait qu'ils arriveront à retourner d'où ils viennent, mais l'ordre doit régner pour que certains ne les conduisent tout simplement pas à leur perte. En tant que préfet-en-chef, il est ravi de pouvoir aider les plus jeunes, même si son attitude fermée et blasée peut peut-être en repousser plus d'un.


Your story

A quel âge est-on conscient ? L'adolescence nous paraît tellement loin alors qu'on observe tout le chemin que l'on a pourtant parcouru. Loras, du haut de ses dix-huit ans, tourne les pages d'un album photo avec des visages souriants et posant pour le photographes. Il le connait par cœur, mais ça ne l'empêche pas de ressasser ses bons et mauvais souvenirs. Ceux-ci le hantent en permanence. Il n'a pourtant pas l'impression d'avoir été le bonhomme au centre de l'attention, tout s'est déroulé si vite. Et à la fois, l'instant présent est long, par moment. Les vacances d'été touchait presque à sa fin, Loras allait intégrer Poudlard pour sa dernière année, année qu'il espérait tranquille. Il avait reçu sa lettre de Poudlard, accompagnée de l'insigne du Préfet-en-Chef, il était ravi. Il avait hâte de faire régner sa loi.

Quelques jours avant de partir, il avait la nostalgie de quitter la maison, située en périphérie de Londres. Lui et sa nombreuse famille habitaient une maison de taille moyenne, mais il s'y était épanoui durant sa tendre et inconsciente enfance. Après les épreuves traversées, il ne s'imaginerait pas dans un autre paradis.
- Maggie, tu te souviens de cette photo ? Je l'avais jamais vue.
Loras tendait une photo de sa maman, vingt-un ans de moins, et sur le point d'éclater. Le ventre rond comme un ballon, elle souriait jusqu'aux oreilles. On pouvait malgré tout, voir l'appréhension dans son regard. Son premier enfant. A une époque bien triste et maintenant oubliée. Mais pas chez les Delaney, car une chaise reste vide et personne n'a le courage de la porter jusqu'à la cave. Il y aura toujours sept chaises autour de leur table en bois. Deux inoccupées, une par un décès, l'autre par un fils ayant emménagé dans son propre foyer.
Les rires dans la maison résonnaient peu, contrairement à autrefois où cinq enfants jouaient ensemble, sous le regard peu attentif de leurs parents. Les frères Delaney s'étaient toujours surveillés l'un l'autre, très liés. Si l'un en venait à chuter, le jeu s'arrêtait, on soignait les égratignures et le jeu reprenait de plus belle.

- Oh, oui. C'était trois semaines avant la naissance de Clive. C'est ton père qui prend la photo.
- T'es belle Maman.
- Étais, mais merci, mon Loras.

Le Loras sourit tristement à sa maman. Maggie Hirst était une sorcière de sang-mêlé. Elle avait traversé le temps, et ça se voyait autant dans son physique, que dans les petites attentions qu'elle portait à ses fils devenus grands. Son visage était creusé, ses cheveux grisonnaient tandis que ses membres tremblaient légèrement avec l'âge. C'était devenu une jeune femme sensible et émotive; elle pleurait beaucoup mais le masquait à ses garçons. Elle était la mère de la famille, et elle refusait à devenir un poids. A la mort de son mari, elle avait pris dix ans d'un coup. Et maintenant que le dernier fils allait intégré Poudlard, elle en avait encore pris vingt de plus. Ex-gryffondor, elle était maintenant à la retraite. Elle passait ses journées à s'occuper l'esprit dans toutes les tâches ménagères de la maison. Autrefois, elle était forte, combative et généreuse. Mais le temps ronge et ses forces décroissaient avec l'âge, doublement depuis qu'elle était seule.

Heureusement, ses fils étaient en vie, tous. Ils étaient bien élevés, merveilleux. Si Clive avait quitté le foyer familial pour s'installer avec sa petite-amie, elle ne pouvait en être qu'heureuse: Le mariage était annoncé et elle allait pouvoir se lancer dans les préparations, avant d'attendre l'arrivée de ses premiers petits-enfants. Elle se réjouissait.

- Clive et Aglae viennent, ce weekend ?
- Il ne sait pas encore. Il travaille dimanche et Aglae doit passer à l'Hôpital pour voir si l'enfant va bien.
- Il a intérêt à venir, ça fait deux semaines qu'il nous oublie.
- Il viendra. Je lui ai dit que je ferai des crêpes.

Échange de regards complices, puis chacun retourne à ce qu'il en était. Sa maman repasse leurs uniformes. Deux cravates rouge et or, une aux couleurs de poufsouffle et une de première année. Le petit dernier, Anatole, rentrait en première année. Pressé comme tout, celui-ci déboula dans le salon avec une chemise blanche mal boutonnée et les manches un peu longues. Quelques larmes dans les yeux alors qu'il n'arrive pas à fermer sa chemise.

- Viens par ici, mon chéri.
- Laisse Maman, je m'en occupe. Tu seras pas dans sa valise, à t'occuper de lui. C'est moi qui serai là-bas.

Anatole renifle et avance comme un petit garçon ayant fait une bêtise vers Loras. Il présente ses manches que son aîné replie méthodiquement en lui expliquant doucement. Il déboutonne alors totalement l'effort accompli par son petit-frère pour l'habiller correctement.

- Commences par le bas, tu prends le tout dernier, avec le tout dernier. Et tu remontes petit à petit.

Anatole hoche la tête en reniflant, toujours. Il fallait tout lui dire, tout lui répéter. Il était incapable de suivre une consigne et d'exécuter correctement un ordre. Plus gros que la moyenne, il avait peur qu'Anatole ne soit pas accepté par les jeunes de son âge. Loras sait comment la jeunesse se comporte avec les élèves un peu différents. Mais il avait confiance en Anatole. Le voir s'occuper des familles à sept ans, comme l'ensemble des Delaney, était impressionnant. Il avait une capacité à voir la vie de manière positive et à détendre l'atmosphère par son imagination débordante, qui fait rêver. Loras ne pensait même pas qu'il fasse exprès. Maladroit et attendrissant, Anatole insufflait la curiosité à ses frères, qui se demandaient comment son intégration avec les élèves et les professeurs allait se réaliser ...

- Et Clive vient, ce weekend ?
- Oui, parce que Maman va faire des crêpes !
- Et la tarte au chocolat et aux framboises ?


Loras lui dit de s'approcher plus près pour qu'il lui souffle quelques mots à l'oreille. Maggie jete un oeil aux deux garçons mais elle est rassurée par la manière dont Loras s'y prend avec son benjamin. Inquiète également pour celui-ci, voir les liens de la famille plus forts qu'auparavant lui donne le cœur léger. Anatole s'approche de sa mère à grands pas.

- Chère Maman ! J'ai un deal à te proposer ! Si je range ma chambre et que je vais promener Robert, tu me feras une tarte au chocolat et aux framboises ?
- Cher enfant, j'accepte ton deal !


Et Anatole court vers les escaliers pour monter les marches quatre à quatre en se tenant la rampe. Maggie posa un long regard sur Loras qui contemplait de nouveau l'album photo, perdu dans les méandres de ses pensées. Certains photos se mouvaient devant ses yeux, si bien que la réalité lui semblait à portée de main. Enfin, du moins le passé. Un retour dans le temps, ça serait possible ? Il poussa un soupir et tourna la page pour ne plus regarder une photo du couple danser ensemble, un sourire heureux aux lèvres. Le sourire de sa maman lui manquait, énormément. Contrairement à ce qu'elle croyait, sa vague de tristesse les affectait tous. Ce n'était pas que les larmes cachées, c'étaient les regards tristes qu'elle posait sur ses fils, eux qui faisaient semblant de ne pas sentir ce regard maternel. Ils faisaient du mieux qu'il pouvait pour rester insensibles à cette nostalgie qu'elle ne quittait jamais, appart quand elle recevait des invités à la maison. Alors, les garçons s'arrangeaient pour inviter des gens pendant les vacances, et d'organiser des dîners avec les parents de leurs amis, pour ne pas qu'elle se sente trop seule.

- Maman, tu crois que tu pourrais retomber amoureuse ?
- Non, je ne pourrais pas. Ça serait tromper ton père.
- Tu ne peux pas le tromper, il est plus là. Depuis quatre ans. Tu peux passer à autre chose.
- Loras, non. Stop.
- Mais ..
- Loras !


Il se tut et s'enfonça dans le canapé. Il ne voulait que son bien mais elle le savait. Elle ne voulait pas. Lui aurait eu du mal à accepter un beau-père, mais ça la rendrait plus heureuse. Et il était prêt à prendre sur lui pour qu'elle retrouve le sourire. Vous savez, quand on aime une personne et que celle-ci est continuellement triste, depuis des années, que l'on voudrait avancer mais que cette personne reste bloquée, on a peur d'avancer sans elle. Loras se trouvait dans cette position.

- Réfléchis-y.
- C'est tout réfléchi.
- Alors parle-moi de Papa.
- C'est la première fois que tu me demandes de parler de lui.
- C'est la première fois que j'ose. J'aime pas quand tu pleures.
- Je ne pleurerai pas, au contraire, savoir que vous pensez à lui, ça me fait du bien.


Loras ressent quelques picotements au cœur. Il n'avait jamais vraiment su comment ça c'était passé entre eux. Il n'avait plus aucun souvenir de son enfance, hormis les souvenirs qu'il avait calqué des photos de l'album. Sa maman stoppa le repassage et vint s'asseoir sur le canapé à ses côtés. Elle lui prit l'album photo des mains et effleura les pages. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait plus regardé en entier.
Elle revint tout au début. Les deux jeunes en couple portaient tout les deux un chapeau pointu. Les deux cravates étaient de couleur rouge et or, et ils souriaient à un appareil photo magique. Ils faisaient la pause, riaient, faisaient les clowns dans le décor de Poudlard. Maggie Hirst et Iwan Jamie Delaney étaient ensemble depuis quelques mois seulement, mais leur couple avait toujours été une évidence aux yeux de chacun.

- On était meilleurs amis à l'époque. Il m'aimait depuis notre cinquième année mais il ne m'a offert une rose rouge qu'en février, pour la Saint-Valentin. Nous avions dîner chez Madame Pieddodu, j'en rêvais depuis toujours, mais je n'avais jamais réussi à tirer un de mes ex là. Seul ton père m'avait assez aimé pour oser entrer-là.
- J'aurais refusé. Les niaiseries, c'est pas mon truc.
- Tu verras que ce que Cythèle voudra, tu feras.


Il ferma la bouche pour de bon, rouge de gêne. Il n'était pas honteux pour Cythèle, il l'était juste parce que c'était sa Maman qui prononçait ces mots. A dix-huit ans, on veut cacher ce genre de choses aux plus âgés, car ce ne sont pas leurs histoires. Au moins, sa mère était sûre qu'il ne l'interrompra plus de sitôt.
Sur l'autre page, une photo de leur mariage prenait toute la place. Une photo de famille, où l'on pouvait apercevoir beaucoup de monde, sorciers comme moldus. Les Delaney et les Hirst étaient deux familles de sang-mêlés. On ne pouvait pas dire que le sang du jeune homme était plus moldu que pur, tellement les lignées s'étaient croisées. Ce n'était pas quelque chose qui comptait à leurs yeux, contrairement à l'amour.
Ce qui en descend, d'ailleurs, est un enfant. Et au fil des pages, le ventre de la mère avait gonflé, jusqu'à une page où ils n'étaient pas deux, mais trois.

- Clive est né prématurément, mais en excellente santé. En nouveaux parents, nous avions évidemment peur de lui causer du tort, mais aujourd'hui, vu qu'il attend son propre enfant et qu'il va bientôt se marier, je pense pouvoir me vanter de l'avoir bien fait.
- Il est trop jeune pour se marier. 21 ans, c'est pas sérieux, ça ne tient plus, de nos jours, les mariages.
- Tu ne peux pas le juger comme ça, Loras. Tu connais Aglae ..
- Non, je l'ai vu deux fois, je ne sais pas d'où elle sort, cette fille.
- Loras, soit juste heureux pour ton frère, c'est ce qu'il veut.
- Je veux juste lui éviter les ennuis.
- Loras, laisse-le faire sa vie.
- Rappelle-toi juste que je l'avais dit.
- Tu veux peut-être qu'on arrête de parler ?
- Je me tais.
- Bien.


Elle tourne la page et les photos de Clive et ses parents s'enchaînent, toujours heureux, toujours amoureux. Dans les bras des deux mamies, et des deux papys - toujours vivants eux aussi mais pour combien de temps - puis des oncles, tantes, cousins, cousines et autres amis. Jusqu'à la photo où, Clive ayant trois ans, un ventre gonflait à nouveau. Hiver, automne, printemps, et paf, un nouveau-né sur une photo: Loras.

- Toi, t'es né sans difficulté. J'avais le truc maintenant, pour accoucher. Par contre, t'étais beaucoup plus difficile à gérer. Tu pleurais toutes les nuits, souvent en journée et en grandissant, vous vous entendiez pas, avec ton frère. Toujours à vous piquer des jouets, à vous mettre des claques quand on avait le dos tourné. Et c'était toujours toi qui pleurait. Clive ne supportait qu'on te donne plus d'attention, et même quand mes parents s'occupaient de lui, ça a toujours été de nous, qu'il voulait l'attention.
Heureusement, ça s'est vite dissipé quand on lui a appris à s'occuper de toi. Il prenait ces responsabilités très à cœur et il voulait que tu dormes dans la chambre. Il te quittait plus, c'était adorable. Ça nous a permis de concevoir le suivant, si tu vois ce que je veux dire.
- S'il te plaît, pas les détails comme ça ... Je veux pas savoir ce que mes parents faisaient, peut-être devant moi, quand j'étais petit ...


La mère éclate de rire, Loras lui affiche un regard mi-dégoûté mi-boudeur mais il chasse les images de sa tête et profite de l'instant présent. Là, sa maman rit, et c'est tellement rare que ça chauffe le cœur. Il sourit à son tour.

- Et donc, Maniel ?
- Et donc, il est né aussi deux ans après toi. T'étais trop jeune pour t'en rendre compte mais Clive s'en est directement occupé aussi. Il était déjà un grand garçon, le leader du trio même.
- Et vous avez jamais voulu avoir de fille ?
- Ton père aurait voulu. Moi, j'étais contente avec quatre hommes à la maison !
- Tu m'étonnes, les Delaney envahissent le monde.
- C'était un peu ça, oui. Mais l'entourage était ravi. Ils ont tous fait la blague évidemment, mais on a fait semblant de rire avec eux !
- Parce que vous vouliez vraiment une fille.
- Oui, on voulait une fille.
- C'est presque ça, avec Illian. Au moins, t'auras un beau-fils.
- Ne dis pas ça de ton frère. On en est même pas sûr.
- Pour moi, c'est tout vu.
- Et pour lui ?
- Pour lui, c'est pas tout vu.


Sa mère le regarda d'un air sévère. Loras et Illian s'entendaient bien, mais ils n'arrêtaient pas de se chamailler comme quand ils étaient plus jeunes. Ça ne lui faisait pas réellement peur, mais Maggie avait surtout peur que ça blesse l'avant-dernier des Delaney. Néanmoins, elle savait que dans le fond, ça ne changeait rien, ni pour Loras, ni pour Illian.

- Illian a toujours été le plus calme de vous tous. Il ne faisait pas beaucoup de bruit, mais il avait tout de même toute notre attention, un peu trop, même.
- On a jamais trop d'attention, petit.
- C'est vrai, mais en grandissant, je pense qu'il s'est senti étouffé.
- C'est pas nous qui l'étouffions, c'est l'adolescence, c'est la vie.
- Même, il lui manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Je ne le sais toujours pas.
- Une paire de ..
- Loras, tais-toi. Monte dans ta chambre, et tu reviens seulement pour souper.


Elle était énervée, oui. Mais Loras n'avait jamais dénigré l'autorité de sa mère. Il ne pouvait pas s'empêcher de rire de son frère, gentiment, de le taquiner tout le temps. Il l'aimait, beaucoup et le premier qui lui dirait le contraire s'en ramasserait une.
Maggie referma l'album photo, le rangea dans l'étagère et se remit au repassage. Pourquoi ne pas le faire faire avec la magie ? Parce qu'elle voulait s'occuper, tout le temps, en permanence. Et c'est bien connu, que les moldus ont toujours quelque chose à faire. Quand ce n'est pas la vaisselle, c'est le repassage, si ce n'est pas le ménage, les lits ou le rangement. Sinon, il reste le jardin, le dîner et pour finir, les animaux.
Anatole descendit les escaliers en catastrophe.<

- Anatole, qu'est-ce que je t'ai déjà dit ?!
- Ne pas courir dans les escaliers, pardon maman ... J'ai rangé ma chambre, je vais promener Robert.
- Sois prudent, d'accord ? Et mets un chapeau !
- Robert, viens, on sort !


Le petit se mit à quatre pattes pour repérer l'animal le plus rapidement possible. Il était couché sous la table à manger mais dès qu'il entendit son prénom, le chien se releva et courut vers l'enfant. Il était grand, gris/brun, et très vieux. Il bavait, en permanence, et Maggie râlait souvent, que les garçons ne le sortaient plus aussi souvent qu'auparavant. Les quatre plus grands Delaney n'en avaient plus grand chose à faire, de ce vieux chien baveux, ils l'avaient connu fort et vigoureux. Anatole y était encore attaché, énormément. Ils sortirent, et Loras voyait déjà Anatole revenir, couvert de crasses d'avoir suivi son chien dans les endroits les plus improbables qu'il soit. Fort heureusement, ils habitaient une plaine. Il ne pouvait pas se perdre dans la région, et Robert avait encore assez de flair pour ne pas égarer le garçon.

Il monta dans sa chambre, qu'il partageait avec Maniel. Autrefois, il la partageait avec Clive, mais c'était avant qu'il ne s'installe en ville, dans un appartement minuscule, en compagnie de sa copine. Loras n'était pas triste qu'il déménage, il était triste qu'il habite si loin. Fort heureusement, à dix-huit ans, la magie hors de Poudlard était autorisée, et ses cours de Transplanage ayant été un succès, il pouvait se déplacer à sa porte en pas plus de dix secondes.

- T'as énervé Maman ?
- Je l'ai d'abord fait rire.
- Ménage-la.
- Elle a pas besoin d'être ménagée, elle doit continuer à vivre. Ça fait quatre ans, maintenant.
- T'es vraiment insensible.
- Non, je pense juste que Papa aurait pas voulu qu'on s'arrête de profiter.
- Chacun son rythme.
- C'est inutile de parler avec toi.
- Alors ne parlons plus.
- Très bien.


Loras se met en caleçon et se glisse sous sa couverture. Couché dans son lit, il ferme les yeux. Il sait qu'il ne dormira pas, mais il se repose. Il laisse son esprit s'évader, repenser à la discussion qu'il venait d'avoir avec sa maman, avec Maniel. Il se mit à penser alors à l'entrée d'Anatole à Poudlard. Sûrement qu'il tombera à l'eau, et avec la chance qu'il a, le Calamar du lac enroulera peut-être l'un de ses tentacules autour de lui.
Étrangement, son corps était lourd dans le matelas. Il sentit ses paupières battre vraiment, il entendait son cœur battre plus en plus lentement. Le bruit des pages que tournait Maniel était de plus en plus lointain. Oui, il s'endormit. Il rêva de Cythèle. Sa longue chevelure dorée, ses yeux bleus et ses cris dingues qui résonnaient en échos dans le cachot. Il se réveilla en sueur. Il n'avait pas pu être là pour elle, à ce moment immonde de sa vie. Depuis qu'il avait su, il ne la lâchait plus. Il ne lui arriverait plus rien qui puisse la briser à nouveau. Elle était déjà en morceaux, entrain de se reconstruire, lentement. Il ne voulait plus prendre de risques pour qu'elle ne se brise à nouveau.
Maniel n'était plus dans la chambre, il faisait noir dehors. Anatole sentait la compote de pomme et l'odeur de patates roussies. Le souper avait été servi, apparemment.

- On t'a entendu, Maman m'a envoyé te chercher. Viens, on est entrain de manger.
- J'ai encore crié ?
- Oui, mais viens.


Il enfila un jogging et son t-shirt de tout à l'heure et rattrapa son frère dans les escaliers. Le repas était plutôt calme, tout le monde mangeait en discutant calmement.

- Ça me rappellera toujours quand Loras était somnambule et qu'il se réveillait en hurlant parce qu'il n'était plus dans son lit.
- Je préfère quand il a découvert ses pouvoirs. C'est plus drôle, comme histoire.
- Il s'est passé quoi ?
- On l'a déjà raconté dix mille fois, Anatole.
- Mais j'ai oublié.
- C'est mon histoire, c'est moi qui la raconte, avec maman ! J'avais huit ans, et Illian m'ennuyait dans le jardin. Il était sensé me surveiller pendant que Papa allait aux toilettes.
- Ils s'étaient mis en tête de construire une cabane dans le noyer qu'il y a derrière la maison. C'est le genre de choses que tu aurais été capable de faire, toi.
- Pourquoi, ils étaient pas doués pour construire des cabanes ?
- Non, pas vraiment ...
- Elle était très belle, notre cabane ! Je t'interdis de t'en moquer, Maman !
- Mais oui, mon chéri.
- Bref, c'est exactement ce qu'il s'est passé. Illian se moquait de moi, et puis il arrêtait pas de dire que je pourrais pas rentrer dans la cabane, parce que j'arrivais pas à monter à l'échelle. Du coup, une corde qui servait à tenir deux perches ensemble s'est détachée, s'est entourée trois fois autour d'un arbre, et son autre bout à attacher le pied d'Illian.
- Il s'est retrouvé pendu par un pied. Il se débattait en secouant ses pieds et ses bras, mais ça changeait rien. Et Loras, il était tout inquiet.
- Papa a d'abord essayé de défaire la corde, celle-ci se laissait pas faire. Illian est resté suspendu pendant vingt minutes, le temps que Maman revienne d'avoir été faire les courses.
- Et la cabane ?
- Elle n'a pas tenu l'hiver. Le poids de la neige l'a fait s'effondrer.


Et le repas repris, joyeusement. Malgré les engueulades et les avis divergents, la famille Delaney est très soudée, et ça s'est encore resserré à la mort de leur père. Les uns protégeant leur petite maman, l'autre essayant de ne pas craquer devant eux. Ils essaient de rire, de se faire rire, d'oublier qu'ils sont une famille malchanceuse, mais moins malchanceuse que certaines autres tout de même.
La famille s'installa au coin du feu pour boire un chocolat chaud, bien à l'abris dans leurs couvertures chaudes. Dehors, il pleuvait et l'orage lui rappelait des souvenirs qu'il aurait préféré oublier. Le grand crac qui précède un rayon aveuglant. C'était comme ça que Loras se représentait la mort. Il jeta un regard inquiet sur Maniel qui préférait l'ignorer, ses yeux fixés dans le feu dansant. Il fut pourtant le premier à annoncer qu'il était fatigué et qu'il avait envie d'aller dormir. Loras le suivit directement.

- Ça va, vieux ?
- Comme tous les soirs d'orage. Je pense à Papa.
- C'était l'enfer, ce qu'on a vécu cette année-là.
- Non, cette année-là, on a sauvé plein de vies innocentes. Et pense à Poudlard, on était mieux dans les camps, que là-bas.
- Et Papa est mort. C'est ça qui était l'enfer cette année-là. Bien sûr que l'enfer était à Poudlard aussi.
- Et comment va Cythèle ?
- Maniel, ta gueule.
- T'es lent à la détente, Loras. Un jour, un autre mec sera plus rapide que toi.
- Maniel, ta gueule.
- Écoute au moins ce qu'on pense ce que je dis.
- Maniel, ta gueule.
- T'es vraiment qu'un idiot. Tu sais ça, que t'es un idiot.
- Oui, je sais. Laisse-moi tranquille.
- Il va falloir que tu te tranquillises tout seul. Je reste là, moi.
- Je ne vais nulle part non plus. Je serai toujours là.


Et Loras se réfugia dans son lit. Ils étaient tout les deux éveillés, mais ils ne parlaient pas. Anatole ronflait, on entendait les murs trembler mais ça ne les faisait que sourire. Au milieu de la nuit, Loras se redressa. Il était trop agité pour trouver le sommeil.

- Tu dors pas non plus.
- Non. Pourquoi tu ne dors pas ?
- J'ai peur de rêver de cette nuit-là.
- C'est sûr que tu en rêveras. Et alors ? Ça me ferait plaisir, moi, si j'avais Papa dans mes rêves.
- Qui crève sous tes yeux ? Tant mieux pour toi.
- Maniel, dors. Tu vas pas rester éveillé toute ta vie.
- ... Pourquoi tu dors pas, toi ?
- Parce que je sais que tu dormiras pas, ou que tu rêveras de Papa.
- T'es un idiot.
- Change ton disque, il est rayé.



Quelques jours plus tard, la famille Delaney se retrouvait sur le chemin pour aller à Poudlard. Ils poussaient leurs grosses valises au milieu des moldus désintéressés en direction du mur magique, qui leur permettrait d'accéder au quai 9 3/4. Les adieux ne firent pas vraiment de larmes du côté des frères, mais ils étaient tous certains que celle-ci se serait enfermée dans sa chambre pour pleurer aussitôt qu'elle serait rentrée à la maison. Ils étaient impuissants, de toute manière. Ils ont essayé de la rassurer, de renouer des liens avec des parents d'autres élèves qui plaisaient que maintenant, ils pourraient enfin avoir la paix. Mais elle restait silencieuse, abordant sa mine légère que ses fils connaissaient si peu.
Loras rejoignit Cythèle, dans le compartiment réservé aux Préfets. Lui qui voulait lui faire la surprise de son insigne, il se sentit un peu stupide de ne pas avoir cru qu'elle décrocherait à son tour le poste de préfet-en-chef. Son cœur se serra devant la jeune femme pour laquelle il avait du béguin. Elle semblait si fragile qu'il avait peur qu'on la brise d'une simple secousse. C'est sûrement pour cette raison qu'il était trop protecteur envers elle. Beaucoup trop. Ils n'avaient pas grand chose de neuf à se dire, ils s'étaient vus l'avant-veille, mais ça ne les empêchait pas de discuter tranquillement.

- Loras, tu te souviens, quand on était petit, on ..
- Oui, je me souviens.
- J'avais pas fini, tu sais même pas ce que j'allais dire.
- On a stressé comme des tarés pour atterrir à Gryffondor, et ça s'est fait en deux secondes chrono ?
- J'allais pas dire ça. J'allais dire qu'on aurait jamais imaginé nos vies telles qu'elles le sont aujourd'hui.
- Pourquoi, tu l'imaginais comment, ta vie ?
- Pas comme ça. Et toi ?
- Je pensais pas à l'avenir, j'étais trop occupé à m'amuser.
- Qu'est-ce qui a changé entre-temps ?
- J'ai su que la vie était cruelle. Et que la cruauté, faut pas la laisser faire. Viens ici.


Et il écarte les bras pour la serrer contre lui. Plus tard dans la journée, ils revêtirent leurs uniformes, firent quelques rondes et indiquèrent aux plus jeunes où se rendre lorsque le train se stoppa en gare. Derniers installés à la table des Rouge et Or, participer à une nouvelle répartition l'enchantait. Comme d'habitude, la table des Lions était enthousiaste et acclamait chacun des lionceaux qui rejoignaient leurs rangs. Quand se fut au tour d'Anatole de monter sur le podium, avec ses bouclettes rousses, son petit visage rebondi et ses grands yeux d'enfant, il n'eut pas le temps de se pencher vers Cythèle pour lui glisser un mot à l'oreille, que le Choixpeau explosait pour crier Gryffondor. Et voilà qu'il était encore plus responsable du petit dernier de la famille, sans que ça ne le dérangea, bien sûr. Son frère trottina vers lui et vint s'asseoir à ses côtés, beaucoup trop émerveillé de ce qu'il se passait pour réagir véritablement.

Les semaines passèrent sans qu'il ne puisse s'habituer à un rythme quelconque, et c'est ce qu'il préférait. Avoir une journée qui n'était pareille ni à hier, ni à demain. Faire des rondes en compagnie de gens qu'il ne connaissait pas, étudier des cours qu'il intéressait, aider Anatole à apprendre ses leçons au coin du feu, batailler contre Adeline jusqu'à se prendre la tête, prendre un bain dans la Salle de Bain des préfets - et dans son immense baignoire !
Autrement dit, il vivait pleinement, comme il l'entendait.


Le fait que Poudlard se retrouva on-ne-sait comment en Afrique, il le prit mieux que de savoir comment Cythèle avait réagi à la nouvelle. Angoissé, il s'était contenté d'aider les plus jeunes pendant la journée, de rassurer son frère en début de soirée et de finalement le prendre avec pour veiller quelques heures au chevet de son amie. La matinée, lorsqu'il faisait plus frais, il s'enfonçait avec les plus vaillants - et les plus rapides - pour s'enfoncer dans la savane, où ils essayaient de trouver renseignements et nourriture.
Après quelques jours, il comprit qu'il n'aimerait pas vivre ici trop longtemps. Et sa priorité est bien de quitter les lieux. S'il pouvait mettre les deux plus grands fautifs que Poudlard n'aie jamais connu en pâture aux lions, il le ferait. Élias et Lucrèce paraissent être plus recherchés que maudits, à son plus grand regret.


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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Ven 26 Mai - 8:14

Re bienvenue !! fou
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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Sam 27 Mai - 16:24

Bon retour Toi Sur le forum ! \ o /

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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Sam 27 Mai - 17:39

Merci à vous deux ! bwah hysteric

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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Mar 30 Mai - 12:48

avec un peu de retard ( je suis une laarve ) je valide ta fiche ** le choixpeau passe même si ce n'est qu'une formalité pour toi, rebienvenue encore parmi nous love1

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and ambition is not a sin
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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Mar 30 Mai - 13:56

fou rebienvenuuuue

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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Mar 30 Mai - 15:30

merciiii ! love1
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MessageSujet: Re: (Accepté) loras Ϟ lionhearted   Mar 30 Mai - 18:27

" Tiens, un deuxième Delaney ! Et tu dis qu'il y en a combien qui suivent ?! Bon, vraiment, je vois où te mettre, tu as tout à fait ta place à GRYFFONDOR ! "
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